lundi, 30 octobre 2006
246ème note : la fin de l'Empire de la Décadence
Depuis plusieurs semaines j’y songe, depuis plusieurs jours cette idée tourne de plus en plus vite dans ma tête et ce matin elle s’est imposée à moi comme une évidence et surtout comme une nécessité: L’Empire de la Décadence doit disparaître. Disparaître. J’aurais pu vous planter là après ce point, mais je vous dois une légère explication qui ne vous satisfera pas. Il doit disparaître parce qu’il a trop dévié, il s’est perdu loin de la destination finale vers laquelle il devait se diriger. Plus de continuité, plus de but affirmé. L’Empire de la Décadence doit disparaître. C’est la conclusion à laquelle je suis arrivée. Je ne veux pas continuer à faire de mon enfant un simple blog inintéressant et comme il en existe des millions d’autres sur la toile. J’avais plus d’ambition pour lui. Et puis, il n’y a pas que lui. Comme nos destins sont imbriqués et que j’ai l’impression que je suis à un tournant de ma vie, je pense que nous devons tous deux nous renouveler. Evoluer. Et comme nulle évolution n’est possible sans la destruction préalable d’un certain ordre établi, l’Empire de la Décadence formule Hautetfort est suicidé. Et moi je vais me reposer de tout l’épuisement physique et psychique que j’accumule depuis quelques temps.
Nous n’allons pas cependant disparaître définitivement l’un comme l’autre de la toile argentée. Une renaissance prochaine est probable. Peu probable je l’avoue mais l’espoir fait vivre même si je déteste cette expression. Je pense annoncer ici la résurrection si elle doit cependant avoir lieu. Si tel est le cas, l’Empire deviendra un temple dédié à l’Idée au sens platonicien du terme. Au nihilisme, à la Décadence , à la philosophie. Bref à tout ce qui peut nous faire vivre malgré tout dans un monde absurde. Je vous promets que si nous revenons ensemble, ce sera pour hanter cette toile et non pour vous livrer des tranches de vie hachées menues et souvent déformées. Mensonges par omission. Je ne sais pas si cette renaissance aura lieu, je suis un peu dégoûtée de toute cette farce vitale pour avoir envie de communiquer pour l’instant. En attendant portez-vous bien.
23:12 Publié dans Bruits ou musique ?, Citations, Colères, Concurrents potentiels, Décisions Impériales, Historia, L'homme de la semaine, Organisation interne, Pensées et penseurs, Petits et grands écrans, Tout et rien, visuellement parlant... | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Décadence, fin du blog
jeudi, 24 août 2006
Pluton contre-attaque
Le corps spatial Pluton qui a perdu hier son statut de planète a décidé de porter plainte et menace de se lancer dans des opérations d'envergure si jamais la communauté scientifique renonce à la réintroduire dans le cercle fermé des planètes du système solaire. Pluton s'est dite extrèmement "choquée" par la décision des 2500 astronomes réunis mercredi lors de l'assemblée générale de l'Union astronomique internationale (UAI). Fort de son groupe de soutien qui s'est formé spontanément et presque immédiatement Pluton ne compte pas en rester là et envisage même le "recours à la violence" comme elle l'a confié aux journalistes de la chaîne du cable Planète venus l'interviewer juste après l'annonce de sa relégation.
Des troubles sont attendus lors de la manifestation qui aura lieu samedi à Paris place de la Concorde à 14h à l'initiative de son comité de soutien Star Wars.
21:50 Publié dans Historia | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Pluton
jeudi, 15 juin 2006
La doctrine fasciste
(…) Conception spiritualiste donc, issue elle aussi de la réaction générale du siècle contre le positivisme faible et matérialiste du XIXème siècle. Antipositiviste mais positive : non sceptique, ni agnostique, ni pessimiste, ni passivement optimiste, comme le sont en général les doctrines (toutes négatives) qui placent le centre de la vie hors de l’homme, lequel peut et doit, au contraire, de sa libre volonté, créer son propre univers. Le fascisme veut que l’homme soit actif et engagé dans l’action, de toutes ses forces : il le veut conscient, de façon virile, des difficultés que l’on y rencontre, et prêt à les affronter. Il conçoit la vie comme une lutte et pense qu’il appartient à l’homme de se forger celle qui sera vraiment digne de lui, en créant avant tout en lui-même l’instrument (physique, moral, intellectuel) destiné à la construire (…).
(…) Avant tout le fascisme, en ce qui concerne, en général, l’avenir et le développement de l’humanité, et en dehors de toute considération de politique actuelle, ne croit pas à la possibilité ni à l’utilité de la paix perpétuelle. C’est pourquoi il repousse le pacifisme qui cache une renonciation à la lutte et une lâcheté, en face du sacrifice. Seule la guerre porte au maximum de tension toutes les énergies humaines et imprime un sceau de noblesse aux peuples qui ont le courage de l’affronter. Toutes les autres épreuves sont des succédanés qui ne placent jamais l’homme en face de lui-même, dans l’alternative de la vie et de la mort.
… Une telle conception de la vie porte le fascisme à être l’exacte négation de cette doctrine qui constitue la base du socialisme dit scientifique ou marxiste, la doctrine du matérialisme historique, selon laquelle l’histoire des civilisations humaines s’expliquerait seulement pas la lutte d’intérêts entre les différents groupes sociaux et par l’évolution des moyens et instruments de production. Que les questions économiques – découvertes de matières premières, nouvelles méthodes de travail, inventions scientifiques – aient leur importance, personne ne le nie, mais qu’elles suffisent à expliquer l’histoire humaine, en excluant tous les autres facteurs, est absurde. Le fascisme croit encore, et toujours, à la sainteté et à l’héroïsme, c’est-à-dire à des actes dans lesquels n’intervient – de près ou de loin – aucun motif économique. Cette négation du matérialisme historique, pour lequel les hommes ne seraient que des comparses de l’histoire, qui apparaissent ou disparaissent à la surface des flots, tandis que les vraies forces directrices s’agitent et travaillent en profondeur, entraîne la négation de la lutte des classes, irrévocable et irréparable, qui est la filiation naturelle de cette conception économique de l’histoire. Et il est nié surtout que la lutte des classes est l’agent prépondérant des transformations sociales.
(…) La base de la doctrine fasciste est la conception de l’État, de son essence, de ses devoirs, de ses fins. Pour le fascisme l’État est un absolu en face duquel l’individu et les groupes sont le relatif. Individus et groupes sont « concevables » dans la mesure où ils font partie de l’État. L’État libéral ne dirige pas le jeu et le développement matériel des collectivités ; il se limite à enregistrer les résultats. L’État fasciste a une conscience et une volonté qui en fait un État « éthique ». En 1929, à la première assemblée quinquennale du régime, je déclarais : […] « L’État, tel que le fascisme le conçoit, est un fait spirituel et moral, puisqu’il réalise l’organisation politique, juridique, économique, de la nation, et puisqu’une telle organisation est, dans sa genèse et dans son développement, une manifestation de l’esprit. L’État n’est pas seulement présent, mais il est aussi passé, et surtout futur. C’est l’État qui, dépassant les brèves limites de la vie des individus, représente la conscience immanente de la nation. C’est l’État qui enseigne aux citoyens les vertus civiles, qui les rend conscients de leur mission, les pousse à l’unité ; c’est lui qui harmonise leurs intérêts par sa justice. Il transmet les conquêtes de la pensée, des sciences, du droit, de la solidarité humaine. Il conduit les hommes, de la vie élémentaire de la tribu, à la plus haute expression humaine de puissance, c’est-à-dire à l’Empire. Il confie à la postérité les noms de ceux qui sont morts pour son intégrité ou par obéissance à ses lois ; il donne en exemple et recommande aux générations qui viendront les capitaines qui ont agrandi son territoire et les génies qui l’ont illuminé de leur gloire. Quand décline le sens de l’État et que dominent les tendances séparatistes et centrifuges des individus et des groupes, les sociétés nationales vont à leur déclin […] ».
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dimanche, 04 juin 2006
Règlement intérieur
Mikhaïl Khodorkovski, l'ancien patron du géant pétrolier russe Ioukos, est devenu un habitué du mitard de la prison sibérienne où il purge une peine de prison de huit ans d'emprisonnement pour fraude fiscale. Séjours "justifiés" par des prétextes aussi dérisoires que d'avoir bu du thé dans des lieux où cela était interdit.
Le point. 1r juin 2006.
Mais que fait l'Observatoire international des prisons ? Ah oui... il aide à l'organisation de l'envoi d'un questionnaire de 11 pages aux détenus français !
23:45 Publié dans Historia | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Décadence
dimanche, 27 novembre 2005
Dois-je me convertir ?
"I regret and I suffer those losses, but it's God's will. He will pardon me if I committed excesses, but I don't think I did.
Augusto Pinochet, former Chilean dictator, to a judge investigating his human rights abuses -including the alleged killing of some 3,000 Chilean civilians during the military government- according to court documents released to human rights lawyers."
Time november 2005
14:50 Publié dans Citations, Historia, Pensées et penseurs | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note