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dimanche, 30 juillet 2006
La 200ème

On y est enfin arrivé ! La 200ème note. J'aurais pu faire coïncider cet évènement avec le début des fêtes impériales qui commenceront le 3 août mais j'étais trop pressée. A ce sujet si vous avez des requêtes ou des suggestions pour les fêtes, n'hésitez pas demandez-moi ce que vous voulez.
21:48 Publié dans Organisation interne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Décadence
Liban
Je sens que je vais me faire traiter de sentimentale ou que ma prise de position va être vivement contestée mais quand j'écoute ou regarde les infos en ce moment je suis souvent prise de nausée. Qu'est-ce que c'est que ce pays qui bombarde une ville et après s'excuse hypocritement à la télévision pour se donner bonne conscience ou pour essayer de garder l'amitié de ses alliés économiques ? Qu'est-ce que c'est que ce groupe terroriste qui se prétend defenseur du peuple dont il provoque la perte ? Les demandes de cesser le feu ne pourraient-elles pas être suivies de menaces concrètes, voire de mesures concrètes ? Je pose cette question mais j'en connais parfaitement la réponse : non. Lobby juif et je m'en foutisme. "Ce n'est pas notre guerre" et en attendant un pays qui venait à peine de finir de se reconstruire est de nouveau dans le chaos.
PS : désolée pour cette poussée de militantisme vaine et inutile mais je suis jeune, j'ai donc encore le droit de réagir avec colère.
21:36 Publié dans Colères | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Liban
samedi, 29 juillet 2006
I don't like your style
Je ne pensais pas que j'aurais à faire cela un jour, mais je retire I like your style des rares liens qui sont sur l'Empire car j'estime qu'avec le départ de Lorenzo, ce blog vient de perdre son âme...
PS : Merci Damien pour m'avoir suggéré le titre de cette note.
12:05 Publié dans Organisation interne | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : Décadence
vendredi, 28 juillet 2006
Clément
Mon petit frère Clément a 9 ans donc comme l’immense majorité des enfants de 9 ans il est dans sa phase « aimons la nature » : il ne nous parle que des animaux, des cailloux, des méchants pollueurs, des plantes, de la mer… et il pousse le vice jusqu’à essayer de manger bio et à éviter tous les aliments qui ne sont pas sains. J’ai été sidérée de voir qu’il mangeait des céréales avec écrit en gros sur le paquet « - 9% de sucres ».
Il a décidé de devenir zoologue en Afrique et il se met à hurler dès que je gaze une fourmilière ou un quelconque insecte. Il nous fait des cours sur les phénomènes climatologiques, lis nombre de revues et de livres sur l’environnement. Il nous rabâche sans cesse que l’on doit faire des économies d’eau et d’énergie (je lui ai dit d’éteindre sa Playstation pour montrer l’exemple mais il n’a pas eu l’air d’accord) et dès que l’on s’approche d’une poubelle, il nous fait un cours sur le recyclage.
Bref, il devient insupportable. Ce matin il m’a parlé pendant tout le petit-déjeuner du chien qu’il adoptera quand il sera grand et qui le suivra partout dans la savane, puis il m’a montré pendant une demi heure des coquillages qui se ressemblaient tous avec un air foncièrement passionné et quand je lui ai dit que j’en avais marre, ce sont des cailloux qu’il m’a présentés minutieusement.
M’a donné envie d’acheter un 4X4. ![]()
21:04 Publié dans Tout et rien | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Décadence
mercredi, 26 juillet 2006
Terby is watching you
J’ai eu le souffle coupé et j’ai reculé. »
Bret Easton Ellis. Lunar Park. P 70.
![]()
C.
22:23 Publié dans Citations | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Décadence
Poitiers... me voilà !
On m'a posé plusieurs fois des questions ces derniers jours sur ce que je vais faire l'an prochain. Je ne le sais que depuis hier. Je pars en école de commerce à Poitiers : L'ESCEM pour ceux qui connaissent. Je n'ai malheureusement pas eu la chance d'être intégrée à Bordeaux donc je suis donc contrainte de quitter cette belle ville à laquelle je me suis grandement attachée durant ces deux années de prépa. Par contre la ville de Poitiers et l'école où je vais étudier m'ont paru être assez agréables quand j'y suis allée passer les oraux.
Dès le premier septembre, je pourrais communiquer sur la vie dans une école de commerce. Qu'est-ce qui est légende ? Qu'est-ce qui est réalité?
J'oubliais : dès mardi prochain, je retravaille pendant trois semaines dans la même banque que l'an dernier (cf les archives de juillet 2005), peut-être aurais-je là aussi des petites anecdotes ou tranches de vie à vous dévoiler...
22:01 Publié dans Tout et rien | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Décadence
vendredi, 21 juillet 2006
Essai de Misanthropisme Episode V (dernier)
V
Aspect métaphysico-politique
Si nous voulons mettre fin aux démocraties, nous considérons paradoxalement qu’elles sont à notre avantage, car pareilles à une télévision qui divertit les enfants pendant que leurs parents s’occupent tranquillement de choses adultes, les démocraties libérales distraient les peuples et les rendent ainsi ignorants des complots que nous préparons.
C’est grâce à elles que les tyrannies surgissent, comme l’enseigne le sage Platon, c’est aussi à cause d’elles que nous préférons la dictature, pourrait-il ajouter. Néanmoins, ce projet réclame une prudence toute plus chirurgicale et une perfidie sans faille ; la démocratie a le défaut d’avoir su acheter des hommes de notre trempe, partant, le combat opposera des misanthropes déclarés à des misanthropes traîtres. Et puis le bien ne recule devant aucune cruauté quand il s’agit de devoir se sauver. C’est pourquoi il conviendra d’abord de rallier à notre cause les pseudo-démocrates les plus forts ; après tout, la puissance n’est-elle pas le siège le plus vacillant, parmi tous ceux qui se tiennent au-dessus du vide nihiliste ? Il sera alors aisé de convaincre des chefs d’Etats et tout homme disposant d’un poste important.
La démocratie est aussi une alliée au sens où elle représente le parc humain le plus docile qui soit. Un complot général ne pourra s’effectuer qu’en retrait de la masse et à son insu ; à l’inverse, si les totalitarismes historiques ont jusqu’alors échoué, c’est parce qu’ils se sont manifestés ostensiblement à la foule rebelle. Les tentatives de domestication, qui ont marqué les religions ainsi que leur mort par l’humain révolté, ont toute eu pour défaut de fonctionner sur le mode de la sincérité, quand bien même leurs instigateurs auraient menti. Le prêtre a de tout temps pensé devoir remettre les hommes sur le droit chemin en usant de réflexions, de gentillesse, d’une sorte de sensualité vertueuse, car conforme à sa vertu. Pourtant, il est assez drôle de remarquer que c’est en faisant l’inverse seulement qu’on parvient à faire reculer l’immoralité humaine, c’est-à-dire en utilisant l’immoralité la plus extrême. Seuls le fer de l’épé et la dissuasion des mythes permettent, en effet, au maître des hommes de se faire respecter. Reste que le misanthrope, lequel ne recule devant rien pour arriver à ses fins, saura aussi se dérober pour mieux régner. L’art de la discrétion est plus à même que tout autre manoeuvre pour redresser l’homme. Laissons la décadente concorde des hommes pourrir doucement ; quand elle faillera par nos coups subtils, il sera temps de remplacer le genre humain par l’espèce qu’on aura cultivée en secret. De plus, ce parc sera l’échantillon de nos expériences. Et la science et la technique les outils de l’art bio-esthétique. Cet art de la discrétion doit toucher à l’essence même de l’homme, à sa génétique. La nouvelle espèce idéale naîtra, probablement consciente de ce que nous enseignons, et remplacera peu à peu l’homme décadent avant d’atteindre le statut divin.
Pourquoi métaphysico-politique ? C’est ce que nous disions plus haut, mais plus encore : le chemin politique sera l’aube d’une transformation métaphysique. Il semble au misanthrope que le monde est absurde ; cela, il voudrait le changer et pour ce faire, il dispose en fait de tout. Puisqu’il n’y a rien derrière nous, sinon le chaos, tout reste à construire. Dans nombre de religion, il est dit de dieu qu’il ordonne les puissances anarchiques, il en sera ainsi du misanthrope : son sang-froid, son nihilisme, sa science, son pouvoir technique ; tout ce qui semblait il y a peu de temps, si froid, si déprimant, sera les outils divins par lesquels le misanthrope créera l’homme à l’image de ses attentes : surhumain. La métaphysique sera elle-même bousculée ; au rien suivra le plan divin qu’on aura prononcé. L’inversion qu’inaugure le sujet misanthropique, en transformant son initiale croyance naïve en la bonté, en une insensibilité esthétiquement nostalgique, s’opère sur le monde métaphysique lui-même. Le vide, support des délires religieux d’antan, laissera place à la réalisation des délires du misanthrope. L’instrument technico-politique en est la clé.
Nous espérons, cher lecteur, que tu as suffisamment frissonné, d’impatience ou de crainte ; pour l’heure, il serait hâtif de développer plus en avant notre projet politique. Nous sommes peu adepte de la concertation, mais sur ce point ci, nous reconnaissons qu’il faut réunir le plus d’intelligences possible pour analyser et envisager les moyens par lesquels ce projet naîtra. Nous espérons beaucoup des sciences pour nous les inspirer. Cependant, en pauvres philosophes que nous sommes, nous ne pouvons d’ores et déjà anticiper ce que seront les moyens techniques dont nous disposerons.
Conclusion
Loin de n’être qu’un sentiment subjectif, le misanthropisme est la vision la plus réaliste qui soit. À l’inverse, les pensées communes n’ont toujours été que les déductions de mythes durablement ancrées dans le genre humain.
Dostoïevski disait que « la beauté sauvera le monde », nous, misanthropes, espérons précisément le contraire. Nous laissons au choix des générations futures, plutôt qu’à celles d’aujourd’hui, perverties par cette religion primaire qu’est l’humanisme, la charge de reconnaître avec quelle clairvoyance nous avons prédit leur temps. Notre philosophie brutale nécessite en effet aux meilleurs hommes quelque temps pour s’y accoutumer ; les préjugés sont forts comme des passions.
Reste que, si nous ne t’avons pas convaincu totalement, nous pensons être parvenus à te faire douter de tes solides a priori. Notre philosophie ne te semble-t-elle pas possible, si ce n’est vrai, au regard des simples arguments que nous t’avons proposés ; et le chemin tout tracé de nos pensées adverses ne te paraît-il pas désormais perturbé par des routes et divers raccourcis qui l’entrecoupent ? Tu en perds ton orientation n'est-ce pas ? C’est que la raison n’indique que le tracé de ta volonté. Et ceci est d’autant plus vérifiable dans le cas où tu ne me crois absolument pas !
09:00 Publié dans Pensées et penseurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Décadence
mercredi, 19 juillet 2006
Essai de Misanthropisme Episode IV
IV
Aspect éthique
« Le misanthropisme est un humanisme » : ainsi pourrait se résumer la morale de notre école. Mais plus encore, à la question « que faire ? », le misanthrope répond sans hésiter : « agir de telle façon que mes actions soient belles ». En un sens, nous avons la chance de vivre à une époque où, en quelque domaine que ce soit, rien ne se fait de bon ; et, partant, l’âge d’or nous attend nécessairement. C’est pourquoi le misanthropisme modéré que nous défendons se doit de brusquer nos confrères les plus extrêmes, afin de leur insuffler l’espoir nécessaire, à la réalisation de leurs rêves les plus invraisemblables.
La morale a cela de frauduleux qu’elle prétend s’imposer comme une loi. En revanche, une éthique révélée par le jugement de goût, comme celle qui conviendrait à des hommes de notre trempe, comporterait les caractéristiques plus libres d’une oeuvre d’art. De même que pour les passions, l’éthique voulue par le misanthrope ne s’impose pas d’elle-même, mais est plutôt souhaitée en regard de ce qu’elle apporte ; elle est en ce sens pragmatique. Mais pourtant, le misanthrope agit avec la conscience profonde que ses intentions sont belles absolument. Mais c’est le cas pour le résultat, qui se déduit d’une objectivité, non le moyen par lequel on y est arrivé. On peut prendre pour exemple la politesse.
Nous jugeons qu’il est de bon goût d’être propre et amical en présence d’une personne importante, un dictateur par exemple. À l’inverse, un homme animé par une certaine morale, connaissant un sentiment de dégoût vis-à-vis de cet homme politique peut, en le jugeant mauvais, faire le choix de ne pas être poli. Il ira même jusqu’à se sentir porté par le devoir d’être désagréable envers cet homme. Le misanthrope lui, soucieux des bonnes manières, se montrera d’une grande délicatesse ; et puis d’ailleurs, il n’a rien contre les dictateurs ! Ainsi, c’est la beauté des gestes qui sera le dessein de son éthique, et non une conformité avec un quelconque devoir que lui soufflerait une répulsion morale. Dans la manière, le misanthrope sait qu’il agit librement, c’est-à-dire de façon hypocrite, de même que l’artiste a le choix des procédés pour peindre le beau, ou l’écrivain celui d’utiliser les bons mots. La belle éthique n’admet pas nécessairement de sincérité dans son mode opératoire, cependant, elle est toujours le résultat de la conviction intime que le beau est absolu. Une expression correcte est en linguistique, ce que la belle morale est en éthique : la meilleure des conventions. Rappelons que seule la haine des hommes est sincère chez le misanthrope ; partant, elle est en parfaite adéquation avec son idéal de beauté.Car l’homme est laid. De plus, il est mauvais ; nous aussi, mais sans hypocrisie. Nous avons vu combien l’aspect affectif est important dans la prise de conscience misanthropique ; il est également important pour comprendre comment le misanthrope met en pratique la belle éthique, une somme de rites suivie sans conviction, tout en restant fondamentalement sincère. Le philanthrope se leurre, personne mieux que nous l’aura compris ; il s’imagine que l’amour existe, alors même qu’il peut ne jamais y goûter ; il peut d’ailleurs défendre cette hypothèse en devenant singulièrement méchant, avec lui-même en se mentant, et aussi, avec les autres en leur imposant sa vision des choses. Le misanthrope, en revanche, se fout de révéler à tous que rien n’existe et que tout est permis - à part pour le simple plaisir de provoquer ; c’est pourquoi, son éthique hypocrite, sa tendance à considérer le domaine pratique comme un jeux, par là contingent, est en parfait accord avec la réalité : un monde absurde et vide de sens.
Le monde a toujours été le terrain de jeux des dieux ; le misanthrope sera le joueur du monde par excellence, d’abord parce qu’il existe, à la différence des dieux, mais aussi, parce que, pareil à ces derniers, il ne souffre d’aucune empathie et, considérant que rien n’est aussi important que sa satisfaction esthétique, trouvera face à lui un nombre vertigineux de possibilités : du bien au mal, toutes les parties qu’il jouera seront vues de haut et perçues comme innocentes. Néanmoins, son plaisir ne réside pas dans le simple arbitraire, comme dans une loterie, mais correspond bien à un projet rigoureux et non dénué de valeur.
09:00 Publié dans Pensées et penseurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Décadence
mardi, 18 juillet 2006
Le rire du sergent
Ce matin comme je vous l'ai dit j'ai croisé des motards qui pleuraient. A midi j'ai regardé comme chaque midi et chaque soir les infos mais comme il était treize heures, j'ai dû regarder ceux de la 2. Des gens qui pleurent au Liban, des gens qui pleurent en Israël, des gens qui pleurent en Irak, des gens qui pleurent en Indonésie, des gens qui pleurent en France et autant de morts. Bon alors à ce moment, j'ai hésité à rattraper mon bouquin de Cioran. Mais j'ai eu la brillante idée d'écouter cette chanson, Le rire du sergent, et je me suis tout de suite sentie mieux.
Je crois que je vais carburer au Sardou toute la journée pour éviter une rechute.
Je n'arrive pas à insérer la chanson dans ce post, donc voilà au moins les paroles:
Je suis arrivé un beau matin du mois de mai
Avec à la main les beignets qu'ma mère m'avait faits.
Ils m'ont demandé
Mon nom, mon métier,
Mais quand fier de moi j'ai dit "artiste de variétés",
A ce moment-là,
Je ne sais pas pourquoi,
J'ai entendu rire un type que je n'connaissais pas.
Le rire du sergent,
La folle du régiment,
La préférée du Capitaine des Dragons,
Le rire du sergent,
Un matin de printemps,
M'a fait comprendre comment gagner du galon
Sans balayer la cour,
En chantant simplement
Quelques chansons d'amour.
Le rire du sergent,
La fleur du régiment,
Avait un cœur de troubadour.
Je m'suis présenté tout nu devant un infirmier.
Moyennant dix sacs, il m'a dit : "Moi, j'peux vous aider."
Je m'voyais déjà
Retournant chez moi,
Mais quand ils m'ont dit
Que j'étais bon pour dix-huit mois,
A ce moment-là,
Juste derrière moi,
J'ai entendu rire un type que je n'connaissais pas.
Le rire du sergent,
La folle du régiment,
La préférée du Capitaine des Dragons,
Le rire du sergent,
Un matin de printemps,
M'a fait comprendre comment gagner du galon
Sans balayer la cour,
En chantant simplement
Quelques chansons d'amour.
Le rire du sergent,
La fleur du régiment,
Avait un cœur de troubadour.
Depuis ce temps-là,
Je n'sais pas pourquoi,
Il y a toujours un sergent pour chanter avec moi.
Le rire du sergent,
La folle du régiment,
La préférée du Capitaine des Dragons,
Le rire du sergent,
Un matin de printemps,
M'a fait comprendre comment gagner du galon.
Le rire du sergent,
La folle du régiment,
La préférée du Capitaine des Dragons,
Le rire du sergent,
Un matin de printemps,
M'a fait comprendre comment gagner du galon.
13:51 Publié dans Tout et rien | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Décadence
La statistique du jour
Tout à l'heure en allant en ville, je suis passée devant l'entreprise de pompes funèbres qui n'est pas loin de chez moi et il y avait au moins une soixantaine de motos garées un peu partout autour et tout un tas de motards la mine défaite et l'air vraiment attristé. Ce n'étaient pas des motards comme notre imagination et les stéréotypes nous les présentent, id est de gros chevelus avec un t-shirt Iron Maiden, mais simplement des amateurs de motos dans toute leur fragilité et leur sobriété qui s'étaient donnés rendez-vous pour saluer une dernière fois un de leurs amis, arraché à la vie un peu trop tôt par sa passion vraisemblablement. Cela m'a fichu un coup au moral de voir ses grands gaillards, quasiment tous la quarantaine, pleurer ou au moins éprouver de la tristesse. Cela m'a rappellé que la moto ne pardonne pas et que s'il y a sur la route 1 moto pour 10 voitures, 1 tué sur 2 sur la route est en moto. Et à ce moment là j'ai pensé à mes oncles et à mon père qui font de la moto occasionnellement ou qui, pour certains d'entre eux, n'ont carrément pas de voiture, et qui m'emmenent souvent en virée. Et je me suis dit que la probabilité que l'un d'entre eux se crashe sur la route est élevée. Je pourrais même faire des estimations sur le prochain qui aura un accident en comparant la fréquence avec laquelle ils prennent leur moto, les endroits dans lesquelles ils conduisent, s'ils ont déjà eu des accrochages, leur nervosité... Ce n'est pas très réjouissant.
11:10 Publié dans Tout et rien | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Décadence