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samedi, 27 mai 2006
Semaine Cioran 7/7
"Les nuages défilaient. Dans le silence de la nuit, on aurait pu entendre le bruit qu’ils faisaient en se hâtant. Pourquoi sommes-nous ici ? quel sens peut bien avoir notre présence infime ? Question sans réponse, à laquelle pourtant je répondis spontanément, sans l’ombre d’une réflexion, et sans rougir d’avoir proféré une insigne banalité : « C’est pour nous torturer que nous sommes ici, et pour rien d’autre. »"
09:00 Publié dans Pensées et penseurs | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
vendredi, 26 mai 2006
Semaine Cioran 6/7
" Au-delà d’un quart d’heure, on ne peut assister sans impatience au désespoir d’un autre."
10:15 Publié dans Pensées et penseurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
jeudi, 25 mai 2006
Semaine Cioran 5/7
"Aimer son prochain est chose inconcevable. Est-ce qu’on demande à un virus d’aimer un autre virus ?"
12:00 Publié dans Pensées et penseurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 24 mai 2006
Flashback 21 mai 2006
Encore un coup de spleen ce soir. C’est qu’ils deviendraient fréquents. Il est 22H41 et je sens la mélancolie monter en moi comme la mer remonte à marée haute. Envie de ne rien faire mais souhait de ne pas rester inoccupée. Besoin d’écrire un peu mais aucune idée précise qui passe et qui s’arrête. Je devrais travailler mais je n’y arrive pas et je culpabilise parce que ce temps que je perds à penser à ce que je pourrais bien faire je pourrais l’utiliser à bien meilleur escient. Je ne veux plus voir personne durant les 20 années à venir mais demain je dois retourner au lycée me renseigner pour la préparation aux oraux. Revoir toutes leurs sales faces d’ados épanouis me répugne d’avance. Devoir leur parler va m’épuiser. Préparer ces putains d’oraux va m’anéantir. J’ai des envies de Columbine. Je ne veux plus sortir de chez moi tant que des gens vivront dans cette ville. Je veux apprendre à voler en sautant par la fenêtre mais je ne suis qu’au premier étage. Je veux me défoncer avec de la poudre blanche mais je n’ai pas ça sous la main. Je devrais aller dormir mais je n’ai pas sommeil, appeler quelqu’un mais je ne veux pas parler, lire mais je reste ici à taper n’importe quoi. Et demain ce sera le même recommencement. Se laver, s’habiller, se maquiller pour participer à cette comédie humaine, communiquer avec ces parasites.
Il y a deux filles de ma classe qui m’ont appelée tout à l’heure pour savoir comment se déroulerait la journée de demain. Qu’est-ce que tu me veux, je sais pas, je ne connais ni l’heure, ni le lieu, ni qui, ni pourquoi, peu importe, personne ne sait, appelle quelqu’un d’autre, je m’en moque, laissez-moi tranquille, oubliez moi, murez mes portes et mes fenêtres, laissez-moi crever ici.
Je crois que le pire c’est ce maudit temps qui passe, il ne pourrait pas oublier de se décompter un jour ? Que le temps s’arrête. Que j’ai le temps de faire ce que je veux sans voir personne. Sans subir la pression de ce monde extérieur qui m’associe à lui alors que JE NE LUI AI RIEN DEMANDE ! Je ne comprends pas l’absurdité ambiante, je ne comprends pas le monde, je ne comprends pas les gens. Je me comprends moi, c’est déjà beaucoup. Le monde est absurde. Je crois que tout vient de la contingence des événements. Toutes les actions qui se produisent à un instant t auraient pu être différentes. Des dizaines de milliards de choses qui se passent en un millième de seconde qui pourraient être différentes. Multiplier ce chiffre par le nombre de millièmes de seconde d’une heure, d’une journée, d’une année, d’une vie et vous obtenez un monde qui est absurde (presque autant que cette note), qui pourrait être totalement autre. Quoique sur ce point on n’en soit absolument pas sûr et qu’on ne le sera jamais. Maintenant, il est 23H17. Et je m’en vais.
23:07 Publié dans Tout et rien | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Semaine Cioran 4/7
"Kandinsky soutient que le jaune est la couleur de la vie. …On saisit maintenant pourquoi cette couleur fait si mal aux yeux."
16:05 Publié dans Pensées et penseurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 23 mai 2006
Semaine Cioran 3/7
"L’homme va disparaître, c’était jusqu’à présent ma ferme conviction. Entre-temps j’ai changé d’avis : il doit disparaître."
16:05 Publié dans Pensées et penseurs | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
lundi, 22 mai 2006
Semaine Cioran 2/7
"L’aversion pour tout ce qui est humain est compatible avec la pitié, je dirais même que ces réactions sont solidaires mais non simultanées. Celui-là seul qui connaît la première est capable d’éprouver intensément la seconde."
10:00 Publié dans Pensées et penseurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 21 mai 2006
Semaine Cioran 1/7
Pour fêter mon retour je lance une semaine Cioran. Une citation par jour de ce penseur de L’Empire extraite d'Aveux et anathèmes.
"Voir dans chaque bébé un futur Richard III…"
15:59 Publié dans Pensées et penseurs | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Commentaire sportif
C’est la seule fois où je commenterai des résultats sportifs autre que de Formule 1 mais là je ne peux pas résister au plaisir de me moquer de l’équipe de rugby de Biarritz qui s’est fait battre par l’équipe irlandaise de Munster. Vous connaissez je pense, ma tendresse particulière pour l’Irlande et ce fut un réel ravissement que d’apprendre que ses joueurs avaient flanqué une correction à ses idiots de basques. J’aime le rugby français... quand il perd ! Pendant quelques temps on ne devrait plus trop entendre parler de ce horrible sport.
PS : Tant qu'on est dans le domaine sportif, je vous rappelle que dimanche prochain a lieu le grand prix de F1 de Monaco. A ne pas rater.
15:51 Publié dans Tout et rien | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
samedi, 20 mai 2006
Eloge posthume
C'est avec beaucoup de tristesse que j'ai constaté ce week-end la fin tragique du blog Anarchisme de droite qui faisait partie des deux seuls blogs que je fréquentais régulièrement (avec ILYS of course). Juste au moment où je m'étais enfin décidée à envoyer un mail de félicitations à son talentueux gérant... Tant pis je l'enverrai une autre fois.
On se souviendra de son style, de sa franchise et de son originalité.
L'Empire tient à adresser ses sincères condoléances à Blueberry.
15:15 Publié dans Concurrents potentiels | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note