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samedi, 18 février 2006
Grippe aviaire : on n'a pas fini de manger de la volaille à tous les repas
Et bien voilà : ça y est ! Elle est arrivée ! Depuis le temps qu'on l'attendait, on nous en parlait beaucoup, on nous montrait ceux qui l'avaient déjà et nous regardions avec envie le Nigéria, l'Italie, la Grèce et puis toute l'Asie munis de masques et de gants manipuler des volatiles. On nous présentait l'état des stocks français de masques tous plus rigolos les uns que les autres. Nous étions comme des enfants dans le rayon jouets dont les parents auraient dit avec un air pervers " Non pas encore, tu dois encore attendre Noël". Et puis ça y est Noël est arrivé ! Nous aussi on va pouvoir les mettre les gants et les masques, nous aussi on l'a la grippe aviaire. Les copains européens ils nous narguaient mais ça y est c'est fini, nous aussi on va pouvoir jouer avec eux.
Aux informations ils sont tous drôlement contents d'en reparler de la grippe aviaire. Je l'ai vu dans les yeux pétillants de Claire Chazal à midi. Depuis le début des JO elle n'était plus pareille : elle annonçait notre absence de médailles avec un air triste, comme si ça aussi on était même pas capable de le réussir. Alors imaginez la joie de la rédaction de TF1 quand enfin la dépêche de l'AFP est tombée. Bon bien sûr on n'est pas encore tout à fait sûr mais quand même, ils ne vont pas nous faire ça les laborantins, ils comprennent que c'est important pour nous ! Peut-être même qu'en faisant un gros effort, le virus H5N1 peut muter chez nous ! Sur le territoire français ! On a déjà le virus à la Réunion pourquoi est-ce qu'ils ne pourraient pas se combiner pour former un virus tueur super puissant chez nous, en France ? Et on leur montrerait au danois que nous aussi on peut se faire détester dans les pays étrangers !
Je n'en reviens toujours pas ! La grippe aviaire en France ! Enfin ! On savait qu'elle arriverait un jour ou l'autre mais là je commençais à ne sérieusement plus y croire. Je ne devrais pas vous le dire mais oui, j'ai douté. J'ai réellement pensé à un moment qu'elle n'arriverait jamais. C'était quand ils ont dit à TF1 que les oiseaux morts français n'avaient pas la grippe aviaire. Tous les soirs, ça me faisait le même effet, savoir que les pays voisins l'avaient et pas nous ! C'était horrible. Mais aujourd'hui le cauchemar est fini. Je sais que l'état français aussi désespérait vers la fin, il était tellement en colère contre les oiseaux français qu'il a ordonné qu'on les enferme tous. C'était une idée de Sarkosy. Donc sentant la tristesse qu'ils nous causaient tous, les oiseaux se sont enfin décidés à aller la chercher à l'étranger la grippe aviaire et on les remercie franchement du fond du coeur. On félicite surtout ce petit canard de l'Ain sans qui rien de tout cela n'aurait été possible. Pour fêter ça à midi avec mes parents on a mangé un gros poulet devant les informations. C'était merveilleux.
16:03 Publié dans Petits et grands écrans | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
L'homme de la semaine
J'ai eu du mal à trouver l'homme de la semaine, j'ai ecouté les informations avec anxiété pensant que pour cette semaine c'était fichu, que je serais obligé de tomber dans les lieux communs olympiques... mais hier Oh miracle ! en écoutant France Info, je l'ai trouvé. J'ai d'abord hésité avant d'en faire l'homme de la semaine, mais étant donné que l'on vient de me traiter de centriste et que c'est une insulte grave chez moi, l'homme de la semaine est Silvio Berlusconi. Si l'homme de la semaine avait pu être une femme de la semaine j'aurais même pu nommer la petite fille de Mussolini.
Petite justification rapide : Silvio Berlusconi, hyper-médiatisé en Italie ces dernières semaines, a signé hier, en vue des élections législatives qui auront lieu dans un peu moins de 2 mois, un accord avec le mouvement néo-fasciste Alternative Sociale (AS) dirigé par la petite-fille de Mussolini. Cette information et la vague de protestations qu'elle a suscité m'a fait sourire et j'ai établi un parallèle avec la situation en France. Je me suis imaginée Chirac ou Sarkosy plutôt, faisant un pacte avec le Bloc Identitaire. Avouons que ce serait quand même vraiment drôle. Imaginez la vague de manifestations que l'on aurait à Paris... Mais bon à mon grand regret ça n'arrivera jamais.
12:27 Publié dans L'homme de la semaine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
jeudi, 16 février 2006
Mes chers sujets
Je trouve que les commentaires dans cet Empire ressemblent de plus en plus à une conversation entre votre douce et clémente Impératrice et son fidèle ministre de l'agriculture ( fidèle et opportuniste ). Moi qui trouvais que mes stats remontaient... Non pas que cela me gène mais où êtes-vous tous passés? J'embauche un ministre pour contester tout ce que je dis et il n'est jamais là, mon conseiller personnel n' intervient plus, c'est déprimant. Moi qui fait des efforts pendant les vacances pour publier plus...
Si ça continue je vais imposer qu'il y ait au moins deux commentaires par post que je publierais. Comme ça j'aurais l'illusion que ce que je dis est interessant. Sinon je peux faire un gros caprice. Ou un chantage au suicide de blog aussi.
21:40 Publié dans Organisation interne | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
mercredi, 15 février 2006
Rêve de Sirius
Ce soir je n'ai pas le moral, ça doit être consécutif au fait que j'ai travaillé toute la journée. Math ce matin, philosophie cette après-midi. Et puis je crois que je commence sérieusement à étouffer ici. Tout est si mesuré, prévu à l'avance, prévisible, horaires, bruits, légumes verts, activités, devoirs et ces satanés conversations.
Ce soir j'aimerais aller prendre une voiture et rouler sans but dans la campagne. Au lieu de cela je me lamente devant mon ordinateur. Il pleut dehors. Il fait froid. Mon graveur s'ouvre tout seul. Moi aussi j'envisage mon transfert vers Sirius.
21:19 Publié dans Tout et rien | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
mardi, 14 février 2006
La parole à Houellebecq
"Après avoir hérissé ma pensée des pieux de la restriction je puis maintenant ajouter que le concept d'amour, malgré sa fragilité ontologique, détient ou détenait jusqu'à une date assez récente tous les attributs d'une prodigieuse puissance opératoire. Forgé à la hâte il a immédiatement connu une large audience, et encore de nos jours rares sont ceux qui renoncent nettement et délibérement à aimer. Ce franc succès tendrait à démontrer une mystérieuse correspondance avec on ne sait quel besoin constitutif de la nature humaine."
Michel Houellebecq. Extension du domaine de la lutte. Chapitre 7. Deuxième partie.
20:40 Publié dans Citations | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
La parole à Beigbeder
"Vous rencontrez des êtres qui viennent transformer votre existence mais ils ne le savent pas et puis vous trahissent doucettement, vous les voyez pactiser avec l'ennemi, et ensuite vous les regardez s'éloigner comme une armée après un pillage, sur fond de décombres et de soleil couchant."
Frederic Beigbeder. 99 francs.
Jusqu'à une époque assez récente, cela m'est arrivé fréquemment.
20:32 Publié dans Citations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Joyeuse Saint Valentin
Ici nous n’avons rien contre les fêtes commerciales, nous sommes les enfants de notre siècle, mais quand celles-ci amènent avec elles cette atmosphère mielleuse et dégoulinante de fraternité, l’Empire ne peut que s’insurger. Ici c’est l’Empire de la Décadence alors il n’est absolument pas dans notre intérêt d’encourager une célébration de ce mythe pour rêveurs idéalistes et déconnectés de la réalité qu’est l’amour. On vous a menti : il n’existe pas, enfin pas comme vous le concevez. Dès l’enfance on vous a conditionnés avec des contes de fées, plus tard ce sont les films qui ont pris le relais, les romans pour ceux qui lisent.
Je revendique le choix du célibat, je vante ses mérites… Je prêche dans le désert. Même les amoureux désespérés par une rupture douloureuse ne m’écoutent pas… ou plutôt leurs bonnes résolutions de rester célibataires, inaccessibles au fléau du couple ne dure que le temps de se refaire ensorceler par les sirènes de l’amour. Ils finissent toujours par en souffrir de nouveau et c’est l’éternel recommencement, le cercle vicieux. Je ne sais pas qui a eu l’idée de créer le concept d’amour, et à quelles fins, mais aujourd’hui les esprits sont si bien conditionnés que personne n’arrive à me croire quand je dis qu’il n’est qu’une jolie fable. On m’assure qu’on le connaît, qu’on l’a vécu. Je réponds qu’on est formaté comme des disquettes et que ce que l’on ressent n’est qu’un vague instinct né de la chimie des phéromones, en bref une attirance naturelle que l’on enjolive pour rentrer dans le schéma que la société a préconçu. A tous ceux qui me disent que contre l’amour on ne peut rien, qu’il nous tombe dessus comme l’on se casse une jambe, je réponds qu’une fracture, même très mauvaise, ça se ressoude. Je n’ai aucune complaisance pour les gens qui miaulent au téléphone, qui pleurnichent après s’être fait jeter, qui sont préoccupés parce que Roméo n’a pas appelé à l’heure. Un peu de dignité !
Je crois que ce que beaucoup prennent pour de l’amour, c’est ce sentiment rassurant de ne plus être seul au monde et de ne pas risquer de mourir sans que personne ne s’en aperçoive avant que l’odeur du cadavre ne se répande. Cette impression de compter pour qu’un, d’être important. Cela ne s’appelle pas l’amour mais l’orgueil ! Vouloir être aimé, cela revient à vouloir être célébré, admiré, cajolé. Comme un enfant. Et cela confirme bien cette phrase que j’ai entendu dans un film à propos d’un personnage incapable d’éprouver un sentiment amoureux : « il ne s’aime pas assez pour aimer quelqu’un d’autre ». Et la douleur que ressent un amoureux éconduit ne vient pas de la perte de l’être « aimé » mais du sentiment d’être rejeté, rabaissé, déshonoré, touché dans sa fierté. L’être humain est individualiste, c’est cela qu’il vous faut assimiler. Et tant qu’à faire d’être individualiste autant vivre seul…
20:24 Publié dans Colères | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
lundi, 13 février 2006
Caricatures encore...
Vous allez dire que j'exagère avec cette affaire des caricatures de Mahomet mais c'est tout de même important. Je voulais vous signaler qu'en ce moment sur ILYS plusieurs posts vraiment très bons en parlent, notamment celui de Nicolas. A noter aussi l'action originale de la BAF, dont parle JoliDragonRose pour lutter pour la liberté de la presse. On peut ne pas être d'accord avec toutes leurs revendications mais apprécier leur courage. ( Les liens que j'essayent de créer ne marchent pas mais je pense que vous trouverez facilement les posts dont je parle, si vous ne les avez pas déjà lu bien sûr).
15:13 Publié dans Concurrents potentiels | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
samedi, 11 février 2006
Une fois n'est pas coutume...
... j'ai acheté Charlie Hebdo. Pour les caricatures, pour la liberté de la presse et pour tous ceux qui me gonflent à dire que les manifestants ont raison, qu'on ferait pareil si les musulmans attaquaient Jésus, que les patrons de journaux sont tous des manipulateurs... J'en ai marre.
Charlie Hebdo c'est très drôle surtout quand on ne le lit jamais et qu'on ne le prend pas au sérieux. Donc aujourd'hui quelques petites citations extraites de la dernière page.
Nuance
Quelle différence y a-t-il entre le Hezbollah et le Djihad islamique ? La même qu'entre la LCR et LO.
Tous les mêmes
A peine arrivé au pouvoir,le Hamas fait sauter les PV des voitures kamikazes garées en double file.
Liberté
Le secret de Grossebite Mountain pose une vraie question : est-ce que les cow-boys homosexuels auront le droit d'adopter des veaux ?
Une petite dernière que j'aime beaucoup :
Logique implacable
Pour protester contre les caricatures danoises de Mahomet, le Djihad a lancé des roquettes sur Israël. Prochaine étape : "une bombe atomique sur Tel-Aviv pour protester contre les 35 heures."
22:13 Publié dans Citations | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
vendredi, 10 février 2006
L'homme de la semaine
Quand j'ai décidé d'inaugurer cette nouvelle catégorie, un nom s'est imposé de suite à mon esprit et ce sera donc lui le premier homme de la semaine, j'aimerais d'ailleurs tellement pouvoir lui offrir l'asile politique dans un beau pays chaud loin de la France où il est malmené. Le juge Burgaud. Le juge qui va prendre pour tous les autres, celui que l'on jette en pâture aux fauves de la république sous prétexte qu'il a fait son travail avec un peu trop de zèle. Mais qui n'est pas zélé dans son premier poste ? qui ne le serait pas face à des pédophiles ?
Comme beaucoup je pense j'ai regardé l'audition qui a été retransmise à la télévision, mais j'ai ressenti un sentiment de malaise, je me sentais voyeuriste, j'avais l'impression d'être revenue aux temps des romains qui hurlaient sur les gladiateurs dans l'arène. Une seule question pourquoi son audition était-elle en direct et en grande partie retransmise alors que celles des acquités et des autres magistrats ne nous ont été ou ne nous seront que partiellement dévoilées et bien sûr dans les moments les plus pathétiques ou les plus accusateurs ?
En regardant ce programme, j'avais l'impression que tout avait été fait pour le mettre mal à l'aise : cet immense cercle, la présence des acquités ( certes il ne les voyait pas de sa place, mais je suis certaine que dans son dos il devait sentir leurs regards accusateurs ), les questions sur un ton plus que partial... Et puis le pouvoir législatif qui juge le pouvoir judiciaire représenté par le juge Burgaud, ça ne s'appellerait pas une confusion des pouvoirs ça ?
D'ailleurs je trouve ça scandaleux de dire, comme je l'ai entendu, que tous les travers de la justice sont présents dans cette affaire, pour trois raisons. Un : c'est faux, il y a des dérives qui ne sont pas présentes, le juge n'a corrompu personne, il n'a pas lui-même été corrompu... Il a fait son travail en respectant le droit français et en tentant à tout prix de protéger des enfants, ce qui, il n'y a pas si longtemps était considéré comme louable.
Deux : personne ne pense à cette question : et si toute cette affaire avait été vraie ? On l'aurait félcité, on aurait dit de son travail qu'il était parfait... D'ailleurs à ce sujet, ce n'est pas le propos mais tout de même, je partage l'avis de nombreux juges d'instruction qui disent qu'il n'y a jamais de fumée sans feu. Mais ça ce n'est qu'un avis personnel.
Trois : Ce n'est pas seulement un juge c'est aussi un être humain à qui on est en train de détruire la vie, il n'a que 34 ans et tout le monde le connaît, il est lynché sur la place publique, il reçoit des menaces de mort, il ne sort plus sans protection... pour avoir fait son travail comme il croyait bon et juste de le faire. Quelle va être sa vie après cela ? Personne ne s'en soucie.
12:32 Publié dans Colères, L'homme de la semaine | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note